Désir et trace(s)

SÉMINAIRE DU PÔLE ATLANTIQUE

Cette proposition de séminaire fait suite à la période comprise entre confinements et couvre-feu où la question du désir a pu se révéler de manière inattendue. 

La crise sanitaire nous a empêchés de nous retrouver, de nous voir, nous entendre, nous parler. Il a fallu innover, c’est-à-dire faire un pas, en recourant à des séminaires par zoom et donc accepter de nous passer de la présence des corps. 

En cette absence, qu’allait devenir la dialectique du désir, alors que nos modalités « classiques » de travail ont été bousculées, que même le dispositif des cures a dû s’ajuster ? Qu’est-ce que ces confinements successifs et les menaces sous-jacentes de l’épidémie allaient produire sur le désir ? Un arrêt, une suspension du désir de travail ?

Il nous est resté l’écriture : s’écrire, se lire, se répondre. Le Forum Covid a rendu visible un désir partagé de s’exprimer. L’écriture a donné l’idée du désir qui trace, plus précisément des questions sur ce que le désir inscrit qui ne s’efface pas, sur ce qui maintient le désir vivant, en action, un « rester désirant » alors même que les mouvements des uns et des autres étaient contraints.

 

La clinique enseigne que le désir, présent ou absent, laisse des traces. D’ailleurs c’est bien pour des questions sur le désir et la jouissance que les gens viennent parler. Une chose est certaine : le désir touche au corps, laisse des traces sur le corps, dans le corps. 

Alors, qu’est-ce qu’une psychanalyse permet d’obtenir au regard du désir ? 

Désir et trace(s), au singulier, au pluriel, avec l’hypothèse d’un désir au singulier qui serait le produit d’un chemin dégagé par la cure. Un travail analytique à partir duquel l’opacité du désir serait débarrassée de confusions parasitaires : la jouissance du symptôme, des idéaux, des identifications, etc… 

Quoi de plus opaque que le désir ? Quelles traces et quels effets laisse le parcours d’une analyse sur le désir ? C’est ce sur quoi nous vous proposons de travailler cette année.

Le séminaire est ouvert à tous, il aura lieu à l’espace Beaulieu, 145 rue St-Genès de 19h à 20h30 et sera suivi par le séminaire d’Albert Nguyên « Dire comme faire » :

- 12 novembre :                     Florence Signon, Philippe Madet.

- 10 décembre :                     Célia Roussely, Marie Teneur.
- 7 janvier :                             Marie-Nang Litnhouvongs, Brice Gérard.
- 11 mars :                              Aino Schlaegel, Frédéric Uhalde.

- 8 avril :                                 Claire Alberti, Françoise Risch.

- 13 mai :                                Luanda Bellusci, Florence Signon.

- 10 juin :                                Sybille Guilhem, Corine Ozeray.
 

Le nombre de places étant limité, merci de vous inscrire auprès des délégués du pôle: polebordeauxregion@gmail.com

Frais de participation : 12 euros.